Que représente une contre-enquête en vue d'étayer une requête en révision ?
La première difficulté, c'est qu'il faut trouver des éléments nouveaux de nature à faire naître l'existence d'un doute quant à la culpabilité de la personne condamnée, et mieux vaut dire
que lesdits ne courent pas les rues ! Pour se donner une chance d'aboutir, il convient donc de mettre en oeuvre une délicate stratégie nécessitant, non pas une simple lecture, mais une
véritable analyse, extrêmement approfondie et minutieuse du dossier.
Pour l'affaire Leprince, cela représente environ six mois d'étude pour décortiquer, classer, analyser jusque dans les détails les plus
infimes un dossier de plusieurs milliers de pages.
Mais, en règle générale, aucune révision ou mesure de grâce ne peut être envisagée sans avoir l'appui de la presse et donc une médiatisation de l'affaire défendue. Pour ce dossier, ce n'était pas
gagné d'avance. Tout le monde était absolument persuadé de la totale culpabilité de Dany Leprince et personne ne croyait un seul instant à l'hypothèse d'une erreur judiciaire.
Pendant un an et demi, il me faudra quasiment harceler les rédactions de nombreux médias pour tenter d'alerter et de convaincre. Combien de
milliers de photocopies des pièces essentielles du dossier, pour les distribuer à des journalistes le plus souvent peu motivés pour se pencher sur une cause apparemment indéfendable !
Plusieurs projets d'émissions verront le jour avec des sociétés de production, aucun ne prospérera, car à l'époque, aucun diffuseur (chaîne de télévision) n'a envie de se "mouiller" pour défendre
une telle affaire.
Juin 2005, enfin je parviens à convaincre des journalistes de la rédaction de France 2 ! IIs enverront une équipe pour suivre, en partie, la contre-enquête, assister à une
conférence de presse et diffuser le sujet au journal de 20 heures ; l'affaire est enfin lancée...
Mais une telle contre-enquête demande aussi une préparation importante, les témoins essentiels sélectionnés parmi plusieurs centaines, écarter les
moins crédibles (comme Rousseau ou un ancien policier...) pour se donner une chance de réussir à découvrir les fameux éléments nouveaux susceptibles de jeter le doute sur
une vérité judiciaire bancale... tel était le défi.
Quatre déplacements dans la Sarthe, plus d'une semaine sur place pour voir les lieux, faire des repérages, procéder à des fouilles et
parvenir à recueillir les bons témoignages...
L'affaire Leprince, c'est aussi des dizaines de réunions avec l'avocat de la défense, des
centaines d'appels téléphoniques et des milliers de kilomètres obligatoirement effectués en automobile pour pouvoir transporter l'énorme
dossier...
Cependant pour moi, une affaire n'est jamais terminée et, notamment en mémoire de madame Renée Leprince, qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que d'être à nouveau obligée de subir
des dictats, je continue à soutenir la cause que j'ai eu l'honneur d'initier, pour la vérité.
Par Roger-Marc Moreau
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S'appuyant principalement sur un détail (l'existence d'un escalier escamotable dans la maison de la famille de Christian Leprince), certains voudraient faire
l'impasse sur les énormités et nombreuses incohérences de la déclaration qu'avait faite Laurent Rousseau à Madame Marie-France Pralong-Rouxel...
Pourtant, les notes qu'elle avait prises à l'époque (dont un extrait est reproduit in extenso ci-après) sont
édifiantes :
- "Vers 14 heures, il a entendu deux femmes qui se disputaient très fort pour de
l'argent, elles s'insultaient ; il y avait la Martine ;
- Vers 14 heures trente, il a vu par la lucarne, les deux filles aînées arriver dans la cour en vélo
;
- Les cris ont un peu cessé ;
- Vers 16 heures, il a entendu des hurlements en bas ; il était toujours dans le grenier ;
- Puis il y a eu un grand silence ; il est descendu, il a vu <<la puce>> cachée sous le lit ;
elle avait fait la sieste et était en chemise de nuit ; elle lui a montré ses vêtements ; il l'a habillée et l'a montée au grenier ; il a vu les deux aînées <<hachées>>.
C'était horrible, pourtant il en avait vu ! La mère n'était pas morte ;
- Vers 16 heures trente, deux hommes sont venus avec la Martine ;
- Ils ont achevé la mère ; il y avait un beau-frère ; ils ont attendu le père ;
- Lui restait caché dans le grenier avec la <<puce>> qui disait <<papa, papa>>
;
- Vers 17 heures trente, ils sont tous partis." (sic)
Les faits véritablement établis sont les suivants :
1) Les Leprince ont passé une partie de la journée au domicile des parents de Brigitte,
Monsieur et Madame Papillon à CONNERRE. Ils ont déjeuné chez ceux-ci puis les ont quittés vers 16 heures (Christian Leprince va alors tondre sa pelouse). Ils vont
revenir chez les Papillon vers 19 heures pour dîner et les quitter vers 20 heures 45 pour rentrer à leur domicile ;
2) La petite Solène était en pyjama (et non en chemise de nuit) ;
3) L'importance des lésions crâno-encéphaliques et cervicales constatées était telle, qu'elles
ont provoqué une mort quasi instantanée pour chacune des personnes concernées et les lésions des membres supérieurs étaient en relation avec des gestes de défense de la part des
victimes...
Par Roger-Marc Moreau
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La Confédération Nationale des Détectives et Enquêteurs
Professionnels (C.N.D.E.P.) engage des poursuites judiciaires, notamment contre Roland Agret et Corinne Justice.
En effet, l'organisme professionnel a déposé une plainte, ce
mercredi 09 juillet 2008, entre les mains de Monsieur le Procureur de la République du T.G.I. du Mans et saisi Monsieur le Préfet de la Sarthe ainsi que le Ministère de l'Intérieur "pour
exercice illicite de la profession réglementée d'agent de recherches privées".
- Ci-après, un extrait de la plainte officielle :
- Ci-après, un
extrait du courrier du président de la C.N.D.E.P. à l'attention du ministère de l'Intérieur :
Rappelons que jusqu'au rendu d'une éventuelle condamnation définitive, les personnes mises en cause sont légalement présumées être
innocentes.
Par Roger-Marc Moreau
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Une réplique ? Personnellement, je n'ai vu qu'un fatras de tentatives de justifications alambiquées mais surtout embarrassées, des
affirmations non fondées, gratuites et contradictoires, des digressions confuses frisant le ridicule, enfin des aveux, lourds de conséquences, qui pourraient bien lui occasionner "quelques
nouveaux soucis"...
Par Roger-Marc Moreau
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Extrait d'une interview
d'Agret à la revue MEDIAS :
Entretien avec Roland Agret : "Si tu mens aux
médias, tu es mort..."
Vous dites qu’avoir « la presse avec soi, c’est une chose, mais savoir l’utiliser en est une
autre »...
Roland Agret : Evidemment. On ne peut
compter sur les médias qu’à une seule condition : ne jamais leur mentir. Ils doivent se rendre compte que tout ce que tu fais et que tu dis
est vrai, incontestable. Si tu racontes une connerie, tu es mort.
Fatalement,
ce pauvre Roland Agret devrait donc être mort. En effet, il prétend aujourd'hui que la contre-enquête que j'ai menée, en vue de la manifestation de la vérité dans l'affaire
Leprince, serait "complètement nulle" ; or, au moins jusqu'en octobre 2005 (j'ai quitté ma fonction de directeur des enquêtes d'Action-Justice le 1er novembre
2005), il affirmait tout le contraire aux médias et à la
justice (voir ses communiqués de presse,
interviews et recours en grâce). Jusqu'à cette date, il n'avait de cesse de faire l'éloge de ma contre-enquête qu'il affirmait trouver
particulièrement excellente ("des éléments tellement conséquents"... "indiscutablement nouveaux"...
"des résultats inespérés"... "un rapport très révélateur, très
parlant"..., dixit R. Agret) : il aurait
donc, pendant des mois, menti sans vergogne aux médias, à la justice et consécutivement au public et à ses clients ?...
A moins bien sûr, qu'en définitive il fabule
aujourd'hui, car à ce stade, il paraît vraiment difficile de savoir quand il dit la vérité !
Par Roger-Marc Moreau
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Vendredi 19 septembre 2008
RELEVE SUR LE SITE "DU GROUPE LEPRINCE" :
"Catherine Menant, ayant fait ensuite une déclaration authentifiée et signée, a déclaré ne jamais avoir dit à ce détective que "Claude Bobet gardait ses 3 filles le soir des
crimes et qu'il les avait ramenées à leur mère" mais qu'il gardait Pauline et Marion, filles de Martine Compain. Ce qui, dans le contexte de cette affaire n'est pas un mince écart, qu'il a fallu
rattraper auprès de la Commission des Révisions."
"Ce texte" signé de l'ô combien fameux "Groupe Leprince",
correspond à l'un des arguments fallacieux asséné à feue Madame Renée Leprince pour la convaincre que des erreurs avaient été commises et qu'il convenait donc, moyennant finance, de refaire toute l'enquête...
1°) Cette affirmation, absolument fausse et farfelue, est une pure invention comme le prouve déjà les
notes originales prises séparément par Corinne Justice (présidente du Comité
Dany Leprince) qui avait, à sa demande, assisté aux auditions de Catherine Menant et de sa fille ;
2°) Mais, sur le fond, l'énormité de cette version est aussi battue en brèche par Dany Leprince lui-même
! - (Voir ci-après un extrait d'une synthèse qu'il avait rédigé et adressé au magistrat
instructeur en septembre 1994) -
Dans ce texte, Dany Leprince précise, de sa main, que le dimanche 04
septembre 1994, lorsqu'il est rentré à son domicile : "Célia était couchée ainsi que Marion et
Pauline" !
Par Roger-Marc Moreau
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Dans l'exclusive intention de me nuire, Roland Agret et son
"Groupe Leprince" avaient cru bon d'annoncer publiquement "une prétendue plainte de Dany Leprince" dénonçant sciemment et en toute connaissance de cause
une infraction totalement imaginaire.
C'est pourquoi, cette dernière ayant évidemment fait l'objet d'un classement sans suite, j'ai décidé de déposer une nouvelle plainte, cette fois-ci pour dénonciation
calomnieuse, fait prévu et réprimé par l'article 226-10 du Code pénal et punissable
d'une peine de cinq ans de prison et de 45.000 € d'amende.
Rappelons que jusqu'au rendu d'une éventuelle condamnation définitive, les personnes mises en cause sont légalement présumées être
innocentes.
Par Roger-Marc Moreau
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