Nul ne peut mieux connaître l'affaire Leprince que celui qui a dirigé la contre-enquête ayant permis d'étayer la requête en
révision et le recours en grâce déposés en octobre 2005 - Voir :www.rogermarcmoreau.com-
Ce dossier que j'ai fait ressurgir dans l'actualité, suscite, depuis lors, beaucoup de passion et d'interrogations mais aussi de mensonges et de
manipulations.
A l'heure où Roland Agret et Nicolas Poincaré se voient traduits en justice pour diffamation, ce blog a pour objectif de répondre aux questions que
se pose le public et de rétablir certaines vérités...
Que représente une contre-enquête en vue d'étayer une requête en révision ?
La première difficulté, c'est qu'il faut trouver des éléments nouveaux de nature à faire naître l'existence d'un doute quant à la culpabilité de la personne condamnée, et mieux vaut dire
que lesdits ne courent pas les rues ! Pour se donner une chance d'aboutir, il convient donc de mettre en oeuvre une délicate stratégie nécessitant, non pas une simple lecture, mais une
véritable analyse, extrêmement approfondie et minutieuse du dossier.
Pour l'affaire Leprince, cela représente environ six mois d'étude pour décortiquer, classer, analyser jusque dans les détails les plus
infimes un dossier de plusieurs milliers de pages.
Mais, en règle générale, aucune révision ou mesure de grâce ne peut être envisagée sans avoir l'appui de la presse et donc une médiatisation de l'affaire défendue. Pour ce dossier, ce n'était pas
gagné d'avance. Tout le monde était absolument persuadé de la totale culpabilité de Dany Leprince et personne ne croyait un seul instant à l'hypothèse d'une erreur judiciaire.
Pendant un an et demi, il me faudra quasiment harceler les rédactions de nombreux médias pour tenter d'alerter et de convaincre. Combien de
milliers de photocopies des pièces essentielles du dossier, pour les distribuer à des journalistes le plus souvent peu motivés pour se pencher sur une cause apparemment indéfendable !
Plusieurs projets d'émissions verront le jour avec des sociétés de production, aucun ne prospérera, car à l'époque, aucun diffuseur (chaîne de télévision) n'a envie de se "mouiller" pour défendre
une telle affaire.
Juin 2005, enfin je parviens à convaincre des journalistes de la rédaction de France 2 ! IIs enverront une équipe pour suivre, en partie, la contre-enquête, assister à une
conférence de presse et diffuser le sujet au journal de 20 heures ; l'affaire est enfin lancée...
Mais une telle contre-enquête demande aussi une préparation importante, les témoins essentiels sélectionnés parmi plusieurs centaines, écarter les
moins crédibles (comme Rousseau ou un ancien policier...) pour se donner une chance de réussir à découvrir les fameux éléments nouveaux susceptibles de jeter le doute sur
une vérité judiciaire bancale... tel était le défi.
Quatre déplacements dans la Sarthe, plus d'une semaine sur place pour voir les lieux, faire des repérages, procéder à des fouilles et
parvenir à recueillir les bons témoignages...
L'affaire Leprince, c'est aussi des dizaines de réunions avec l'avocat de la défense, des
centaines d'appels téléphoniques et des milliers de kilomètres obligatoirement effectués en automobile pour pouvoir transporter l'énorme
dossier...
Cependant pour moi, une affaire n'est jamais terminée et, notamment en mémoire de madame Renée Leprince, qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que d'être à nouveau obligée de subir
des dictats, je continue à soutenir la cause que j'ai eu l'honneur d'initier, pour la vérité.
S'appuyant principalement sur un détail (l'existence d'un escalier escamotable dans la maison de la famille de Christian Leprince), certains voudraient faire
l'impasse sur les énormités et nombreuses incohérences de la déclaration qu'avait faite Laurent Rousseau à Madame Marie-France Pralong-Rouxel...
Pourtant, les notes qu'elle avait prises à l'époque (dont un extrait est reproduit in extenso ci-après) sont
édifiantes:
-"Vers 14 heures, il a entendu deux femmes qui se disputaient très fort pour de
l'argent, elles s'insultaient ; il y avait la Martine ;
- Vers 14 heures trente, il a vu par la lucarne, les deux filles aînées arriver dans la cour en vélo
;
- Les cris ont un peu cessé ;
- Vers 16 heures, il a entendu des hurlements en bas ; il était toujours dans le grenier ;
- Puis il y a eu un grand silence ; il est descendu, il a vu <<la puce>> cachée sous le lit ;
elle avait fait la sieste et était en chemise de nuit ; elle lui a montré ses vêtements ; il l'a habillée et l'a montée au grenier ; il a vu les deux aînées <<hachées>>.
C'était horrible, pourtant il en avait vu ! La mère n'était pas morte ;
- Vers 16 heures trente, deux hommes sont venus avec la Martine ;
- Ils ont achevé la mère ; il y avait un beau-frère ; ils ont attendu le père ;
- Lui restait caché dans le grenier avec la <<puce>> qui disait <<papa, papa>>
;
- Vers 17 heures trente, ils sont tous partis." (sic)
Les faits véritablement établis sont les suivants :
1) Les Leprince ont passé une partie de la journée au domicile des parents de Brigitte,
Monsieur et Madame Papillon à CONNERRE.Ils ont déjeuné chez ceux-ci puis les ont quittés vers 16 heures (Christian Leprince va alors tondre sa pelouse). Ils vont
revenir chez les Papillon vers 19 heures pour dîner et les quitter vers 20 heures 45 pour rentrer à leur domicile ;
2)La petite Solène était en pyjama (et non en chemise de nuit) ;
3) L'importance des lésions crâno-encéphaliques et cervicales constatées était telle, qu'ellesont provoqué une mort quasi instantanée pour chacune des personnes concernées et les lésions des membres supérieurs étaient en relation avec des gestes de défense de la part des
victimes...
En avril 2008, certains médias ont rapporté que
l'ADN trouvé sur un couteau découvert, juste après les crimes, dans un tiroir de Martine Compain ex-épouse Leprince, était compatible avec celui de cette dernière. Cet élément aurait été
mis en lumière par la Commission de révision, précisant, qu'à l'époque, il n'avait pas été jugé utile de procéder à l'analyse des deux ADN inconnus trouvés
dans la maison du crime...
Cette dernière information, largement diffusée, n'est pas fondée.
En fait, commis par ordonnance de madame Céline Brunetière, juge d'instruction au T.G.I. du Mans, messieurs Jean-Paul Moisan, docteur en médecine, directeur du Laboratoire
de Génétique Moléculaire du CHR deNantes et expert judiciaire près la cour d'appel de Rennes, et Olivier Pascal, docteur en pharmacie, praticien hospitalier au
Laboratoire de Génétique Moléculaire et expert près la cour d'appel de Rennes, ont rendu l'expertise ML94*317C-8, établissant formellement que les ADN inconnus identifiés dans
leur rapport ML94*317 (page 23) correspondant au scellé n° 04/112 et ML94*317A correspondant aux scellés n° 27/4 et 28/04), sont différents de
l'ADN de Martine Leprince.A l'époque des expertises avaient donc bien été ordonnées et les ADN interprétables inconnus avaient été analysés et
comparés...
L'individu qui rédige les textes figurant sur le
site du "Groupe Renée Leprince" a commis de très graves diffamations mais également le délit de dénonciation calomnieuse !
Cette petite manoeuvre de diversion n'avait, de toute évidence, pour seule ambition que de publier un texte sur internet afin de tenter de me nuire
professionnellement en abusant l'opinion publique...
A l'origine, la prétendue "plainte de Dany Leprince" est déjà absurde mais elle est aussi
complètement fantaisiste et extravagante car non-fondée juridiquement !
- Primo, le travail effectué en faveur de Dany Leprince a été non
seulement déterminant pour faire connaître et dénoncer l'injustice qu'il subit mais évidemment sans commune mesure avec le montant des honoraires perçus au regardde l'importance de l'investissement nécessaire, du temps passé et des frais engagés ;
- Secundo, même si cela n'avait pas été le cas, il n'aurait, en aucune
façon, été constitué un quelconque délit "d'abus de confiance", infraction qui n'a absolument pas de lien avec "la simple contestation d'un montant de frais et honoraires"...
En effet, lorsque l'on estime avoir versé une somme trop importante à un professionnel, on ne peut demander réparation et, le cas échéant, obtenir un remboursement total ou partiel, qu'en
saisissant une juridiction civile. D'ailleurs, dans le cas contraire, on peut facilement imaginer combien d'avocats, notamment, se verraient traduits, tous les jours, devant les tribunaux
correctionnels !
Tout ça n'est donc qu'une pauvre mystification, volontairement orchestrée pour essayer "d'enfumer" le crédule et dont devront répondre tous les
responsables : instigateur, auteur principal et complices... En effet, cette "affaire" fait déjà l'objet de plusieurs plaintes pénales auxquelles vont s'ajouter d'autres,
notamment, à l'initiative des instances de la profession...
Contrairement à ce qui est prétendu par le diffamateur
de ce drôle de "Groupe Renée Leprince", aucune erreur n'avait été commise dans l'enquête initiale. Manifestement, le recueil d'éléments probants est vraiment une affaire
réservée aux professionnels... Car pour étayer ses calomnies, le rédacteur a pris un exemple : selon lui, "Madame Nelly Hattonn'aurait pas déclaré que la couche de la petiteSolène était
propre" et de préciser "qu'il aurait donc été nécessaire de l'auditionner une seconde fois pour lui faire indiquer que la couche était
souillée", faisant ainsi en sorte que sa déclaration corresponde bien aux éléments du dossier...
Tout l'intérêt d'une contre-enquête est de recueillir des éléments susceptibles de donner un éclairage nouveau mais surtout sans influencer les témoins pour ne pas orienter leurs
déclarations. C'est pourtant bien ce qui semble s'être passé en l'espèce... Strictement aucune erreur n'avait été commise lorsque j'ai relevé, notamment, la déclaration originelle de
Madame Nelly Hatton comme le prouve les notes prises séparément par Corinne Justice(présidente du
Comité Dany Leprince) qui, à sa demande, avait assisté à l'audition.Comme moi, elle avait relevé que Madame Nelly Hatton avait bien déclaré que la couche de l'enfant était propre ! -
(VOIR DOCUMENTS PUBLIES CI-APRES)
-
Qui a bien pu, dans un second temps, commettre la faute de faire dire le contraire de ses déclarations initiales à ce témoin ?CorinneJustice, elle-même ?Roland
Agret?Aucun d'eux n'a le droit de procéder à des auditions sans commettre le délit d'exercice illégal de la profession réglementée d'agent
de recherches privées (faits passibles d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de quarante-cinq mille euros d'amende).
Je dispose également des notes prises par Corinne Justice lorsque j'ai procédé à l'audition de Madame Catherine Menant... Elles correspondent aussi,
en tout point, au témoignage que j'avais initialement relevé...
Dans quel dessein a-t-on voulu faire croire aux Leprince que des erreurs avaient été commises et qu'il était donc nécessaire de tout refaire ? Et quel a été le prix réclamé à Madame Leprince pour cela? -POUR CONFIRMATION :LES NOTES DE CORINNE JUSTICE- Ce texte permet de constater et confirme que Madame Nelly Hatton avait déclaré à propos de la petite Solène : "Bain fait le matin : couche propre, sentait le frais"!
La Confédération Nationale des Détectives et Enquêteurs
Professionnels (C.N.D.E.P.) engage des poursuites judiciaires, notamment contre Roland Agret et Corinne Justice.
En effet, l'organisme professionnel a déposé une plainte, ce
mercredi 09 juillet 2008, entre les mains de Monsieur le Procureur de la République du T.G.I. du Mans et saisi Monsieur le Préfet de la Sarthe ainsi que le Ministère de l'Intérieur "pour
exercice illicite de la profession réglementée d'agent de recherches privées".
- Ci-après,un extrait de la plainte officielle :
- Ci-après, un
extrait du courrier du président de la C.N.D.E.P. à l'attention du ministère de l'Intérieur :
Rappelons que jusqu'au rendu d'une éventuelle condamnation définitive, les personnes mises en cause sont légalement présumées être
innocentes.
Une réplique ? Personnellement, je n'ai vu qu'un fatras de tentatives de justifications alambiquées mais surtout embarrassées, des
affirmations non fondées, gratuites et contradictoires, des digressions confuses frisant le ridicule, enfin des aveux, lourds de conséquences, qui pourraient bien lui occasionner "quelques
nouveaux soucis"...
Extrait d'une interview d'Agret à la revue MEDIAS:
Entretien avec Roland Agret : "Si tu mens aux médias, tu es mort..."
Vous dites qu’avoir « la presse avec soi, c’est une chose, mais savoir l’utiliser en est une autre »...
Roland Agret: Evidemment. On ne peut compter sur les médias qu’à une seule condition : ne jamais leur
mentir. Ils doivent se rendre compte que tout ce que tu fais et que tu dis est vrai, incontestable. Si tu racontes une connerie, tu es mort.
Fatalement, ce pauvre Roland Agretdevrait donc être mort.En effet, il prétend
aujourd'hui que la contre-enquête que j'ai menée, en vue de la manifestation de la vérité dans l'affaire Leprince, serait "complètement nulle" ; or, au moins jusqu'en octobre
2005 (j'ai quitté ma fonction de directeur des enquêtes d'Action-Justice le 1er novembre 2005), il affirmait tout le contraireaux médias et à la justice(voir ses communiqués de presse, interviews et recours en grâce). Jusqu'à cette date, il n'avait de cesse de faire l'éloge de ma
contre-enquête qu'il affirmait trouver particulièrement excellente("des éléments tellement conséquents"... "indiscutablement nouveaux"..."des résultats inespérés"... "un rapport très révélateur, très parlant"...,dixitRoland Agret):il aurait donc, pendant des mois, menti
sans vergogne aux médias, à la justice et consécutivement au public et à sesclients?...
A moins bien sûr, qu'en définitive il
fabule aujourd'hui, car à ce stade, il paraît vraiment difficile de savoir quand il dit la vérité !
"Catherine Menant, ayant fait ensuite une
déclaration authentifiée et signée, a déclaré ne jamais avoir dit à ce détective que "Claude Bobet gardait ses 3 filles le soir des crimes et qu'il les avait ramenées à leur mère" mais qu'il
gardait Pauline et Marion, filles de Martine Compain. Ce qui, dans le contexte de cette affaire n'est pas un mince écart, qu'il a fallu rattraper auprès de la Commission des
Révisions."
"Ce texte"signé de l'ô combien fameux"Groupe Leprince", correspond à l'un des
arguments fallacieux assénés à feue Madame Renée Leprince pour la convaincre que des erreurs avaient été commises et qu'il convenait donc, moyennant finance, de refaire toute l'enquête...
1°)
Cette affirmation, absolument fausse et farfelue, est une pure invention comme le prouve déjà les notes originales prisesséparémentpar Corinne Justice (présidente du Comité Dany Leprince) qui avait, à sa demande, assisté aux auditions de Catherine
Menant et de sa fille ;
2°)
Mais, sur le fond, l'énormité de cette version est aussi battue en brèche par Dany Leprince lui-même !-(Voir ci-après un extrait d'une synthèse qu'il avait rédigée et adressée au magistrat instructeur en septembre 1994) -
Dans ce texte, Dany Leprince précise, de sa main, que le dimanche 04 septembre 1994, lorsqu'il est rentré à son
domicile :"Célia était
couchée ainsi que Marion et Pauline"!